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17/05/2024

Depuis 2017, la Fondation d’Entreprise Bouygues Immobilier soutient l’association Ticket for Change, école nouvelle génération pour acteurs du changement avec une vision : « les talents de chacun peuvent changer le monde » et une mission : « activer les talents de chacun pour répondre aux grands enjeux sociétaux ». 

En tant que partenaire du Parcours Entrepreneur de Ticket for Change, notre objectif est d’accompagner des entrepreneurs sociaux qui lancent des actions concrètes pour favoriser le vivre-ensemble en ville et les aider à passer du rêve à l’action. Ce partenariat nous permet d’accompagner 6 entrepreneurs cette année. Cet accompagnement se fait grâce à la forte implication de nombreux collaborateurs, ambassadeurs au sein de Bouygues Immobilier. 

Hicham EN NAKHLA fait partie des 6 entrepreneurs accompagnés pendant 6 mois par Ticket for Change et par les ambassadeurs Bouygues Immobilier. Interview ci-dessous pour retracer la genèse du projet, le concept, ses avancées depuis la clôture du Parcours Entrepreneur et les prochaines étapes de développement ! 

Hicham En Nakhla

Quelle est la genèse du projet ?

« Végétaliser pour rafraîchir la ville »

L’objectif de 420 arbres est d’accélérer la végétalisation de nos villes en vue d’apporter des solutions basées sur la nature puisque la végétation urbaine et la présence d’arbres en ville permettent : 

  • le rafraîchissement de notre lieu de vie 

  • l’amélioration de notre bien-être et de notre santé

  • de favoriser le retour de la biodiversité

  • la réalisation d’économies d’énergie et la valorisation des biens fonciers

420 arbres peut accompagner en trois étapes. Nous faisons un diagnostic des espaces en identifiant les espaces verts existants et les zones à haut potentiel de végétalisation. Nous vous recommandons ensuite un projet de végétalisation avec un choix de végétaux et nous nous occupons finalement de la réalisation du projet de plantation avec un suivi sur notre application.

Enfin nous pouvons fournir des indicateurs clés (KPI) pour mesurer l’impact de la végétalisation sur ces lieux de vie. 

Le Parcours Entrepreneur s’est clôturé en fin d’année 2023, nous faisons aujourd’hui un point sur 420 arbres, où cela en est à date ?

Nos premiers clients sont à la fois :

  • des copropriétés qui ont besoin d’être accompagnées dans le rafraîchissement de leur espaces communs

  • des collectivités avec une stratégie de végétalisation

  • des entreprises et des acteurs de l’immobilier qui souhaite valoriser leur parc immobilier et économiser de l’énergie

La végétalisation dans un marché immobilier en pleine tension est un élément différenciant à la fois pour le locataire et pour le gestionnaire des bâtiments. 

Toutes les deux semaines, nous envoyons une newsletter, ou nous veillons à apporter des cas d’utilisation et des informations et outils sur comment s’engager dans des projets de végétalisation. Notre cible est à la fois le domaine public et le domaine privé (70% de la surface de la ville) qui souhaite diagnostiquer leur patrimoine en vue d’évaluer les bénéfices de la nature en ville et les faire comprendre aux parties prenantes. Il y a un intérêt pour le grand public pour la végétalisation. La nature a résolu l’ensemble des problématiques que connaissent nos villes, donc redonnons-lui sa place.

Comment se sont passés les temps d’échanges avec les collaborateurs Bouygues Immobilier et Ticket for Change ?

J’ai postulé à Ticket for Change car je l’avais identifié comme incubateur. C’est un programme qui dure six mois, et pour les entrepreneurs en phase d’idéation c’est un très bon accompagnement. Le fait d’avoir des acteurs comme Bouygues Immobilier, nous a permis d’avoir davantage de crédibilité lorsque nous traitons avec le secteur de l’immobilier. Aussi, les retours de différents services de Bouygues Immobilier m’ont permis de maturer mon projet. 

Comment intégrer un objectif de végétalisation dans des démarches environnementales ? Nous incitons les municipalités à entreprendre des projets de végétalisation pour combler les disparités suivant les quartiers. En augmentant la présence de végétation dans tous les quartiers, nous pourrions bénéficier d'effets écosystémiques tout en rectifiant les inégalités environnementales et sociales, notamment là où le niveau social est le plus faible. Ticket for Change a également enrichi mon projet en y intégrant cette dimension sociale et sociétale.

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25/04/2024

Depuis 2017, la Fondation d’Entreprise Bouygues Immobilier soutient l’association Ticket for Change, école nouvelle génération pour acteurs du changement avec une vision : « les talents de chacun peuvent changer le monde » et une mission : « activer les talents de chacun pour répondre aux grands enjeux sociétaux ». 

Depuis 2017, la Fondation d’Entreprise Bouygues Immobilier soutient l’association Ticket for Change, école nouvelle génération pour acteurs du changement avec une vision : « les talents de chacun peuvent changer le monde » et une mission : « activer les talents de chacun pour répondre aux grands enjeux sociétaux ». 

En tant que partenaire du Parcours Entrepreneur de Ticket for Change, notre objectif est d’accompagner des entrepreneurs sociaux qui lancent des actions concrètes pour favoriser le vivre-ensemble en ville et les aider à passer du rêve à l’action. Ce partenariat nous permet d’accompagner 6 entrepreneurs cette année. Cet accompagnement se fait grâce à la forte implication de nombreux collaborateurs, ambassadeurs au sein de Bouygues Immobilier. 

Lovelyne PERRIN ALIMA fait partie des 6 entrepreneurs accompagnés pendant 6 mois par Ticket for Change et par les ambassadeurs Bouygues Immobilier. Interview ci-dessous pour retracer la genèse du projet, le concept, ses avancées depuis la clôture du Parcours Entrepreneur et les prochaines étapes de développement !

Quelle est la genèse du projet ?

« Connecter chaque citoyen au vivant et rendre le mieux manger accessible à tous. »

Eco Explorer est un projet qui vise à reconnecter les individus à la nature dès l’âge de 7 ans. Redonner à chacun la capacité d’agir sur son alimentation. Retrouver la capacité de mieux manger. On mange tous mais est-ce qu’on mange bien ? Les statistiques parlent d’elles-mêmes : seul 1 français sur 5 arrive à respecter les recommandations du ministère de manger 5 fruits et légumes par jour. 

Mieux manger pour être en bonne santé. Nous sommes le produit de ce que nous mangeons. Avec Eco Explorer, chacun d’entre nous doit avoir la capacité d’agir sur son alimentation, de faire pousser ses propres fruits et légumes chez soi, avec l’exemple de graines germées - qu’on habite dans un studio, un 400m² avec ou sans jardin. C’est un programme hybride et éducatif qui va nous remettre ces compétences entre les mains.

 

Le Parcours Entrepreneur s’est clôturé en fin d’année 2023, nous faisons aujourd’hui un point sur Eco Explorer, où cela en est à date ?

Beaucoup d’avancements positifs avec le recrutement de deux co-fondateurs, tant sur la partie finance et la majeure institutionnelle et partenariale. 

Avec Eco Explorer, j’ai participé au Festival de l’Apprendre en partenariat avec le Learning Planet sur la partie lyonnaise. J’ai programmé un atelier « permaculture » où nous avons eu beaucoup d’inscrits et avons choisi de digitaliser la formation pour la rendre accessible au plus grand nombre – initialement seuls 8 participants par atelier étaient possibles. Atelier intitulé « De la graine au germe » avec un parcours connecté de 15 jours jusqu’à 1 mois pour faire l’expérience du vivant : animation quotidienne de la communauté (photo, live, tuto). 

A travers cet atelier, j’ai testé ma pédagogie. C’était des duos parents-enfants, de 7 à 11 ans où j’ai distribué des kits de « cultures germées ». A l’issue de l’animation de l’atelier, chacun est rentré chez soi. Nous avons commencé par une semaine de « changement de mindset » : avant de commencer la formation, il faut remettre la place au temps long. Pour qu’un être naisse, il faut du temps, il faut se redonner ce temps-là. La deuxième semaine, chacun a pu sortir son kit de culture chez soi, avec des visioconférences ensemble, nous avons démarré la culture. 

Avec fierté, je me suis rendue compte que les publics, de toutes catégories socioprofessionnelles, s’émerveillaient. Eco Explorer apporte une réelle valeur ajoutée et permet aux apprenants de se reconnecter à la nature en faisant eux-mêmes germer ce qu’ils pourront ensuite mettre dans leurs salades, sandwichs, etc. et leur apportent une réelle valeur nutritionnelle.

 

Comment a commencé votre histoire avec Ticket for Change ?

J’ai connu Ticket for Change par le biais d’un autre accompagnant où je faisais initialement de l’entreprenariat dans les quartiers. Cet accompagnant, est devenu un ami et m’a conseillé de faire Ticket for Change qui correspond davantage à ce que je recherchais pour le projet Eco Explorer à savoir : une démarche d’entrepreneuriat systémique, pour prendre en compte tout ce qu’il y a autour du projet. Le dernier jour de l’appel à candidatures de Ticket for Change, j’ai soumis ma candidature et j’ai eu le plaisir, quelques semaines plus tard de passer les tests et d’être sélectionnée et je suis ainsi entrée dans le parcours.

Ce parcours m’a apporté une vision holistique du problème. J’avais auparavant fait d’autres parcours mais Ticket for Change m’a appris à respecter ma temporalité. Il a été une découverte et permet à tous de respecter son soi et de s’entendre.

 

Comment se sont passés les temps d’échanges avec les collaborateurs Bouygues Immobilier ?

Le premier client d’Eco Explorer pourrait être les entreprises. L’enjeu en entreprise est de pouvoir baisser le stress, les émissions négatives et ainsi tendre vers le bien-être.

Quand j’ai commencé le parcours avec Bouygues Immobilier, ce qui m’intéressait c’était d’amener les gens à se réapproprier les jardins. Chez Bouygues Immobilier, vous construisez de l’habitat avec des jardins.

L’idée était : comment est-ce que j’arrive à faire en sorte que les gens se retrouvent dans les jardins, comment j’amène des populations qui se sont trop souvent ignorées à se retrouver. Par exemple, je veux que ces ateliers et cette démarche soient intergénérationnels - des personnes âgées qui ont du temps et du savoir et qui ne rencontrent jamais des personnes « lambda » pourraient venir nous accompagner sur un temps plus long. Le processus est long. On va de la graine à la plante mature qui donne le fruit – soit plusieurs semaines. Nous avons imaginé que la formation, au sein d’une entreprise, pourrait se faire sur la pause déjeuner, avec quelques minutes d’entretien chaque jour. 

Notre prochain enjeu est donc de proposer des offres en BtoB pour s’inscrire sur un temps d’accompagnement.

 

Le mot de la fin

Les échanges avec les collaborateurs Bouygues Immobilier étaient très intéressants, notamment les séances de co-développement. Celui ou celle qui est dans son travail, a un prisme de modélisation de sa pensée qui n’est peut-être pas le même que celle d’un autre, et c’est l’enjeu des temps d’échanges, c’est toujours enrichissant de rencontrer l’autre en situation de travail. Les temps d’échanges ont été forts et enrichissants personnellement et professionnellement.

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23/04/2024

« La volonté d’atteindre la neutralité carbone doit devenir la nouvelle norme pour tout le monde, partout, pour chaque pays, entreprise, ville et institution financière ». Cet appel lancé en 2020 est celui du Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres. Depuis près de dix ans maintenant, plus d’une centaine de pays se sont engagés à atteindre la neutralité carbone à l’horizon 2050 suite aux accords de Paris. Mais que cache cette notion et comment le secteur immobilier peut-il y contribuer ?

Pour parler neutralité, commençons par une petite métaphore, celle de la baignoire. Nous sommes, aujourd’hui, face à une baignoire remplie d’eau et sur le point de déborder. D’un côté, le robinet déverse un torrent d’eau - nos émissions de gaz à effet de serre. De l’autre côté, nous disposons de siphons qui évacuent cette eau - nos puits de carbone comme les forêts, les sols, ou encore les technologies d’émissions négatives.

La neutralité carbone, c’est un équilibre entre le robinet et le siphon, entre les émissions anthropiques d’un côté, et les puits carbone de l’autre. Mais comment l’atteindre et éviter que la baignoire ne déborde ? Réponses avec Guillaume Carlier, directeur de la Stratégie Climat chez Bouygues Immobilier, Raphaële Thévenin, ingénieure spécialiste Bâtiment et Stratégie au sein du cabinet Carbone 4 et François Gemenne, professeur à HEC, auteur principal du GIEC et spécialiste des questions de géopolitique de l’environnement, à l’occasion du MIPIM 2024.

Schema conférence MIPIM 2024

Compensation partout, réduction nulle part ?

La bonne nouvelle, c’est que la feuille de route du secteur immobilier est très claire. Il s’agit, en premier temps, de construire moins carboné, en prêtant une attention particulière au choix des matériaux (et notamment au béton), de soigner le vecteur énergétique des bâtiments, et enfin, de rénover et artificialiser le moins de sols possible afin de préserver les puits de carbone. Une feuille de route soutenue par Bouygues Immobilier : « En matière de transition, soit on prend des projets exemplaires et on se cache derrière, soit on décide de décarboner nos productions. C’est cette deuxième voie que nous suivons depuis maintenant plus de 3 ans. Très concrètement, nous avons deux chantiers prioritaires : sortir des énergies fossiles, et notamment du gaz, et sortir du béton conventionnel le plus rapidement possible » développe Guillaume Carlier.

Mais gare aux fausses promesses et à l’arbre planté qui cache la forêt : « Chez Bouygues Immobilier, nous sommes très méfiants de tout ce qui touche à la compensation. Nous préférons une approche régénérative des écosystèmes. » Car le constat est sans appel : la moitié des arbres plantés à des fins de compensation carbone sont déjà morts. 

Si c’est donc vers la réduction que tous les efforts doivent être dirigés, pas question pour autant de jeter le bébé avec l’eau du bain pour François Gemenne : « Il faut évidemment continuer à financer les projets de plantation d’arbres mais on ne peut pas compenser comme on achèterait une indulgence à l’église pour se faire pardonner de ses péchés » !

 

Avancer malgré la crise 

La voie et la méthodologie sont donc claires, mais le contexte, lui, est tendu. Alors que le secteur immobilier traverse une crise d'une ampleur considérable, comment financer la nécessaire transition ? « Le béton bas carbone, la pleine terre, tout cela coûte plus cher. Mais dans le même temps, les fonciers ont bondi de 200%. Il faut donc flécher les besoins. On peut également gagner en gains de productivité pour vendre moins cher » détaille Guillaume Carlier

Car la crise a l’avantage de nous faire poser une question stratégique cruciale : comment construire un business résilient ? Selon Raphaëlle Thévenin, les sources de financement sont multiples : par le biais d’investisseurs qui cherchent à aligner leurs portefeuilles avec les accords de Paris, par une régulation des taux d’intérêt au niveau européen pour tous les projets décarbonés, ou même par le transfert de richesses entre générations. « Et si, par exemple, on modulait les droits de succession en fonction des investissements dans la rénovation thermique ou énergétique ? » s’interroge François Gemenne.

Et sur le plus long terme ? « Nous allons avoir besoin de prendre des mesures radicales mais cela ne préfigure pas nécessairement d’un futur sombre et terrifiant, au contraire. J’ai très hâte d’être en 2050 » s’enthousiasme François Gemenne. Voilà qui est dit !