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20/01/2023

Découvrez deux de nos programmes phares conçus en BIM, à Thiais (région Métropole du Grand Paris) et à Vernon (région Nord-Ouest).

Encore méconnu du grand public, le BIM se créé une place prépondérante dans la conception des projets en permettant un travail collaboratif entre tous les référents tout en assurant une maîtrise des objectifs initiés. Bouygues Immobilier a de grandes ambitions sur l’utilisation du BIM allant jusqu’à inclure la technologie dans :

  • 25% des projets logement en 2022
  • 80% des projets logement en 2023
  • 100% des projets logement en 2024

"Le plan stratégique BIM prévoyait 25% des projets de logement en 2022, cet objectif a été atteint et dépassé en fin d’année. C’est une belle réussite collective d’avoir franchi cette première étape". Annalisa De Maestri, Directrice de l’Environnement Numérique de Production, Data & BIM 

Mais qu’est-ce que le BIM ?

Le BIM est une méthode de travail basée sur la collaboration autour d’une maquette numérique, permettant une conception, une exécution et une gestion de bâtiment et de biens immobiliers. Ce processus de travail en collaboration repose sur des outils métiers particuliers qui permettent la conception et l’exploitation d’une maquette numérique, préfigurant le bâtiment tel que construit et exploité.

« Dans un processus BIM, chaque acteur de la construction crée, renseigne et utilise cette maquette, et en tire les informations dont il a besoin pour son métier. En retour, il alimente la maquette de nouvelles informations pour aboutir au final à un ensemble d’objets virtuels, représentatifs de la construction, renseigné de leurs caractéristiques géométriques et de leurs propriétés de comportement. Le BIM représente 20% de technique et 80% de méthodologie » Ayman Amhamdi, BIM Manager chargé de l’accompagnement des projets BIM Logement France

Le processus collaboratif BIM chez Bouygues Immobilier

En partant de la fiche programme et de ses ambitions, chaque acteur (architecte, bureaux études,…) modélise la maquette numérique 3D dans son outil de modélisation (Revit, ArchiCAD, Allplan,…) tout en respectant le cahier des charges BIM logement. 

Selon le planning du projet, les différents acteurs déposent des révisions Industry Fondation Classes (IFC) des maquettes sur la plateforme d’échange BIMSYNC, pour permettre la collaboration avec les intervenants et, au responsable conception de suivre en temps réel les avancées de la maquette de chaque acteur ainsi que les modifications effectuées.

Le BIM manager, lui, vérifie la conformité des maquettes avec le cahier des charges BIM et communique par retour un rapport d’audit dans BIMSYNC.

Outre cela,  il procède à une extraction des données des maquettes afin d’alimenter le tableau de bord KPI (key performance indicator) et suivre avec attention l’évolution des cas d’usages BIM traités. 

Un projet en Art ‘Mony avec le processus BIM ​​​​​​​

Projet Art'mony Thiais

Visuel du projet Thiais © Sabrina Hanana

Situé à proximité du Centre Commercial Belle Epine à Thiais, le projet Art ’Mony prévoit plus de 110 appartements en accession du 2 pièces au 5 pièces (dont 2 T4 duplex).  Son architecture inspirée du mouvement artistique « ART DECO » permet répondre aux attentes de la ville qui cherche à mettre en avant une identité forte. 
Cette résidence, qui a obtenu le label BiodiverCity, bénéficie d’une double certification : NF Habitat HQE et le label RT 2012 -20%. Art ’Mony a pour ambition de passer en label RE 2020 afin de pouvoir intégrer plus de matériaux biosourcés dans le projet.
Elle propose également une démarche éco-géosourcée, mise en œuvre à l’initiative de l’architecte, pour valoriser les matériaux et la main d’œuvre locale, permettant ainsi de favoriser la création d’emplois et les circuits courts en terme de logistique. 

Le BIM a permis la mise en place d’un processus collaboratif qui a octroyé un gain de temps considérable pour la conception de ce bâtiment, tout en vérifiant la cohérence du projet et en s’assurant du respect de nos engagements RSE, à l’aide de certains indices de performance de la conception :

Le BIM a permis la mise en place d’un processus collaboratif qui simplifie le travail de synthèse et octroie un gain sur la cohérence du projet. Il améliore également la qualité du projet et permet de vérifier plus facilement la programmation et les indicateurs de performance de la conception du projet :

 

  • La coordination spatiale : Les différents acteurs définissent le géoréférencement  des maquettes, pour permettre leurs superpositions dans la plateforme d’échange BIMSYNC (ARC, STR, FLU, ELE, SIT), maitriser les conflits géométriques et limiter le nombre d’erreurs 
  • Key Performance Indicator : à travers les données issues des maquettes numériques, les KPI sont calculés à chaque étape du projet, afin de suivre leurs évolutions pendant toute la phase conception, d’optimiser le projet et de positionner la valeur là où elle est définie et attendue. La maitrise et le suivi des KPI est donc indispensable pour le pilotage de la conception 
  • Biodiversité et l’empreinte carbone du GOE. Le Coefficient Biotope de Surface et l’empreinte carbone du GOE sont calculés à partir des données issues de la maquette architecture et structure du projet 
  • Détail Quantitatif BIM : L’extraction des quantités BIM par ouvrage,  a pour objectif de vérifier la cohérence des différents métrés sur l’opération (économiste, architecte, OCN,…) Les données extraites de cette maquette ont été comparées aux données de l’économiste, ce qui a permis de démontrer la fiabilité des données 

« Le processus BIM permet la mise en place d’un système collaboratif et inclusif qui offre une gestion des données exploitables directement, cela offre un gain de temps considérable. A l’aide de ce processus, on peut également visionner une maquette complète du projet et ainsi la présenter de manière plus dynamique et cela offre une vision plus globale du projet » Aurélie Gaston, Responsable de projets de l’agence Val de Marne – Portes de l’Essonne

« En tant que BIM Manager, je me dois de personnaliser le rapport BIM en m’appuyant sur la fiche programme afin de certifier que la conception du projet sera viable et respectera la demande initiale » Ayman Amhamdi, Accompagnement projets BIM Logement France

« En tant que Concepteur et avec l’aide du BIM Manager, nous avons analysé les quantités de la maquette en phase DCE et vérifié la cohérence avec le DPGF du métreur et d’OCN. Et il n’y avait aucun écart significatif ! Nous pouvons donc exploité les métrés pour réaliser nos chiffrages. » Matthieu Peuffier, Maître d’Ouvrage Technique et Conception

Le BIM au service du projet Cœur de Vie de Vernon 

Situé entre l’avenue de Paris et le quai Anatole Caméré, le projet Quai Anatole propose 144 logements en accession libre, allant du T1 au T5, pour un total de 8 128m² de surface habitable ainsi que  des aménagements extérieurs collectifs. Composé de 3 volumes bâtis abritant un total de 5 ailes construites, ce lieu de vie se veut résolument ouvert aux aménagements extérieurs avec notamment 3 538 m² d’espaces verts de plein terre ainsi que 2 736 m² en trame verte.

Quai Anatole atteint le niveau énergétique RE 2020 seuil 2025 du fait de son Pinel + et s’engage dans une démarche de biodiversité dans le cadre de l’obtention du label BiodiverCity. Pour cela, Quai Anatole se compose notamment de façades végétalisées et projette un total de 73 arbres dans le cadre de l’opération.

Grâce à son intégration à la démarche Cœur de Vie, le projet de Vernon utilise un processus plus poussé. En effet, le baromètre Cœur de Vie fournit une bibliothèque BIM qui contient des modules (salle de bain, cuisine, …) permettant à l’architecte d’intégrer nos produits dans les différents logements.

A la suite de cela, les données issues des révisions IFC des maquettes du projet permettent le calcul des KPI de produits Cœur de Vie et suivre leurs évolutions tout au long de la phase conception.

  • Les statistiques des cellules Coeur de Vie
  • Liste des lots avec le détail des cellules Coeur de Vie intégrées 
  • Détails des cellules Salle d'eau 
  • Détails des cellules Entrée 
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20/01/2023

L’année 2022 a été marquée par de nombreux prix et labels qui démontrent ainsi la qualité de travail et la mobilisation de Bouygues Immobilier dans toute la France.

Cette année, Bouygues Immobilier a remporté une multitude de prix et de labels dans de nombreux domaines avec notamment :

  • 18 Pyramides d’argent remportées dans toute la France récompensant ainsi la qualité, l’innovation et le savoir-faire de nos programmes de construction de logements neufs et d’immobilier tertiaire
  • Le TOP 3 BBCA 2022 pour nos équipes en comptabilisant 6 projets en labélisation BBCA conception ou réalisation, attestant que nos projets ont une consommation énergétique très faible, tout au long de son cycle de vie
  • La première position lors des Trophées BiodiverCity grâce à nos 15 projets labellisés ou engagés dans la labélisation sur l’année 2022

Retrouvez toutes nos réussites en vidéo 👇

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17/01/2023

Le 10 janvier, la 30ème édition du Palmarès des Fournisseurs a eu lieu à Paris. Ce palmarès récompense l’ensemble des partenaires-fournisseurs des Conseillers en gestion de patrimoine abonnés au magazine spécialisé : Gestion de Fortune.

4 000 d'entre eux, répartis dans toute la France, votent et notent leur écosystème. Les catégories sont au nombre de 29 et balayent des secteurs aussi variés que les sociétés de gestion, l'assurance vie, les promoteurs immobiliers, retraite, SCPI...

Le classement est opéré sur 4 critères :

  • le nombre de citations de la marque par les Conseillers en Gestion de Patrimoine,
  • la qualité de la gamme (de l'offre),
  • la qualité du service,
  • la compétence des équipes commerciales.

En 2021 et 2022, Bouygues Immobilier décrochait la seconde place. Et pour la première fois, l'entreprise obtient la première place.

Nous espérons conserver ce titre lors des prochaines éditions et que nos nouvelles offres répondront pleinement aux besoins de nouveaux clients et de leur conseiller.

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09/01/2023

Les usages ont changé ces trois dernières décennies et vont continuer à changer dans les années futures. « L’explosion des nouveaux usages impacte le visage de la ville mais aussi les métiers de l’immobilier basés sur un temps long », explique Thibault MARTINERIE, Directeur Marketing Stratégique chez Bouygues Immobilier.

A commencer par le métier de promoteur où il faut veiller à ce qu’un bâtiment, un îlot, un quartier ne devienne pas obsolète en termes d’usages quand il sort de terre. « D’autant que nos programmes doivent avoir une durée de vie d’au moins 50 ans », ajoute Thibault MARTINERIE.

L’un des exemples frappants est celui des mobilités. « Nous avons construit la ville autour de la voiture ces dernières décennies. Aujourd’hui, l’explosion des nouvelles mobilités (free footing, vélo, gyroroue, hoverboard…) bousculent les collectivités locales qui n’étaient pas prêtes à les accueillir et qui doivent s’adapter. Cela prendra du temps », prévient Thibault MARTINERIE.

A ces nouveaux usages s’ajoute la pluralité des besoins des clients, et leur évolution dans un parcours de vie, qui n’est pas complètement adressée par l’offre immobilière. Certes, cette dernière, sous l’effet des contraintes réglementaires, financières, techniques, politiques, répond bien à 80% des besoins, mais pas à tous. « Face à ce constat, nous devons concevoir des produits les plus flexibles possibles pour accueillir un maximum d’usages demain quand bien même nous ne savons pas encore ce qu’ils seront », explique Thibault MARTINERIE. Et il faut raisonner à toutes les échelles. Celle du quartier en prévoyant des aménagements, infrastructures et services pour favoriser un maximum de mixité des usages. Celle du bâtiment en les concevant réversibles afin de permettre le changement d’usage mais aussi leur hybridation au sein d’un même immeuble. Celle du logement enfin en apportant une flexibilité des aménagements intérieurs pour mieux épouser les changements de vie et d’usage.

Réenchanter les espaces de travail

Bouygues Immobilier a traduit ses constats dans ses offres immobilières. Dans le bureau, secteur chahuté et remis en question par l’arrivée massive du télétravail au lendemain de la crise sanitaire, le promoteur a persisté dans sa stratégie autour du coworking sous la marque Wojo. « Avec plus de 300 spots et 18 flagship, dont le plus grand vient s’ouvrir sur 13 000 m2 à Gaîté-Montparnasse, Wojo est le leader national du coworking », souligne Tiphaine JOSSE, responsable du développement immobilier au sein de Wojo. Le groupe va appuyer son développement avec une nouvelle marque, MamaWorks. « Nous comptons nous développer sur un modèle hybride, avec des baux comprenant un loyer variable et un partage de la valeur, et des contrats de management. L’enjeu pour les entreprises est d’attirer et de retenir les talents grâce à des lieux qui réenchantent l’espace de travail, la qualité de vie au travail étant devenu le premier critère de sélection d’une entreprise pour un candidat devant le package salarial », insiste Tiphaine JOSSE.

Aux côtés du coworking, Bouygues Immobilier a repensé son offre de bureaux plus traditionnelle autour d’une nouvelle proposition de valeur : le bureau généreux. « Le bureau doit devenir plus contributif pour l’entreprise et ses collaborateurs, mais aussi pour le quartier qui l’accueille et ses riverains, et enfin pour la planète compte tenu de tous les enjeux environnementaux », introduit Flora LE BOLLOCH, Responsable Pilotage des nouvelles offres au sein de Bouygues Immobilier. Comment cela se traduit-il ? D’abord par une volonté d’ouvrir les socles et de permettre une plus grande porosité avec le quartier et l’environnement urbain. Ensuite, en mutualisant des équipements à l’exemple de l’auditorium ou des parkings à d’autres utilisateurs que les entreprises logées dans l’immeuble. Enfin en multipliant les espaces de convivialité pour les collaborateurs au sein de l’immeuble.

Des offres spécifiques dans le logement

Dans le résidentiel, Bouygues Immobilier développe des offres répondant aux besoins spécifiques des clients. Le promoteur s’est lancé sur le créneau des seniors, dont la demande est appelée à croître avec le vieillissement de la population, au travers de la marque Les Jardins d’Arcadie. La particularité est de coupler l’exploitation à la promotion et de proposer une offre de logement serviciel (sécurité, restauration, animations…) dédiée aux besoins des seniors. Une cinquantaine de résidences sont déjà opérationnelles et une quarantaine d’autres en cours de développement.

Pour les jeunes actifs, les nomades d’affaires qui ont besoin d’une grande flexibilité, d’accéder plus facilement au logement et qui sont aussi demandeur d’une expérience enrichie, Bouygues Immobilier a lancé une offre de coliving. « L’idée est d’apporter un appartement intelligent, meublé, flexible, dans une résidence dotée d’une place de village permettant aux habitants de se connecter plus facilement », détaille Thibault MARTINERIE. Une dizaine de projets sont déjà dans les tuyaux.

Le logement toujours, mais pour les « urbains convaincus ». Comprenez, ceux qui vivent en ville et qui veulent y rester. Avec le concept LOJI, Bouygues Immobilier a imaginé des lofts dont la triple promesse est de ne perdre aucun mètre carré, d’apporter un sentiment d’espace grâce une plus grande hauteur sous plafond et une plus grande luminosité, et d’être configurable ou reconfigurable grâce une structure poteaux/poutres très flexible autour d’un noyau regroupant la salle de bain et la cuisine.

Enfin, à l’échelle des quartiers, Bouygues Immobilier innove en proposant son concept jardin dont « l’ambition est de contribuer à reconnecter nos usagers à la nature », explique Flora LE BOLLOCH. « Nous déploierons sur tous nos programmes des jardins ré-ensauvagés pour une plus grande biodiversité et réinvestis par les habitants », indique-t-elle.

Une méthode inspirée du design

Cette offre différenciante est proposée par la direction des Offres et Clients chez Bouygues Immobilier, dirigée par Olivier Durix. « Notre motto est d’être à l’écoute des clients pour imaginer, promouvoir et faire vivre des offres durables et désirables », détaille Flora LE BOLLOCH. Pour ce faire, elle adopte une démarche Design au service des collectivités et des usagers, peu commune dans l’immobilier, mais parfaitement éprouvé dans d’autres secteurs économiques. « Cette méthode s’appuie l’identification d’un besoin, le déploiement d’une démarche inspirée du design en partant de l’immersion au plus près du client pour définir un concept que nous allons prototyper et tester auprès des utilisateurs », explicite Flora LE BOLLOCH.

La direction des Offres et Clients s’appuie aussi sur des partenaires extérieurs, à l’exemple de DEPUR Expériences (Drôle d’endroit pour une rencontre). Cette structure, créée et dirigée par Dan Cebula, s’est spécialisée dans le fooding. « Le monde est devenu food. Il n’y a plus de limite aujourd’hui et l’on retrouve l’univers du food & beverage dans tous les secteurs immobiliers. C’est le cœur du mixed-use et la promesse d’une meilleure valorisation des actifs », explique-t-il. Bouygues Immobilier va tester cette nouvelle expérience sur un programme de coliving à Bordeaux dans lequel on retrouvera un restaurant, un bar accueil/coffee shop, un autre sur le roof top, une terrasse animée et un espace scénique. « Nous sommes dans l’économie des parties communes », conclut Dan Cebula.

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05/01/2023

Au cours de l’année 2022, Bouygues Immobilier a recensé près de 29 œuvres, que cela soit des œuvres pérennes ou éphémères, dans le cadre du programme 1 immeuble, 1 oeuvre.

Ce chiffre résulte d’une très forte mobilisation de Bouygues Immobilier qui s’inscrit dans une volonté commune qui vise à soutenir la création et la diffusion de l’art et la culture au plus grand nombre.

Le programme 1 immeuble, 1 œuvre réunit les acteurs de l’immobilier, la Fédération des Promoteurs Immobiliers et le ministère de la Culture et compte, à ce jour, plus de 600 œuvres installées depuis son lancement en 2015, dont 40 œuvres recensées par nos équipes qui se sont fortement mobilisées depuis la signature de la charte 1 immeuble, 1 œuvre en mars 2020.

Peintures, fresques murales, sculptures, installations artistiques, de nombreuses formes d’art qui visent à apporter un supplément d’âme à nos résidences en devenant les emblèmes de ces dernières. Ces œuvres permettent également de raconter une histoire et de créer un lien entre nos résidents et les bâtiments.

« C’est intéressant pour les collaborateurs car cela amène de la diversité dans leur travail. Trouver l’artiste local, vérifier la cohérence entre l’œuvre choisie et la résidence, gérer les réunions et rédiger les contrats, de nombreuses missions qui nous permettent de développer nos compétences ainsi que nos connaissances. » Sylvie Esnault, Directrice de Programme ­

« Cette démarche est positive et fédératrice. Elle contribue à promouvoir l’image des promoteurs et en tant qu’aménageur à réfléchir à ces actions plus globales autour de l’art et la culture au sens large. La charte 1 immeuble, 1oeuvre est également un vecteur de lien social, qui touche un large public, quel que soit son âge ou son origine sociale à l’image de l’art lui-même qui se traduit par nombre de formes : peinture, sculpture, musique, photographies, etc.   » Agnès Roux, Directrice de Projets d’Aménagement de la Direction des Territoires AURA et Grand Est

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21/12/2022

La famille Wojo s’agrandit avec un tout nouvel espace de coworking tout près de la Gare Montparnasse. L’occasion de revenir sur les atouts de l’immobilier serviciel et de notre ambition chez Bouygues Immobilier à travers la DOC, Direction des Offres et Clients.

Haut en couleur et riche en service, ce nouvel espace de coworking de 13 000 m² avec 1600 postes de travail disponibles reprend tous les codes Wojo :

  • Des espaces de travail bien pensés avec une décoration signature vibrante et design
  • Des salles de réunions uniques privatisables
  • Une offre de restauration complète et une épicerie avec des produits sourcés ici proposée par Frichti
  • De nombreux espaces communs dont un rooftop avec une vue imprenable sur la capitale

 

Le Wojo Gaité Montparnasse fait partie des « Ateliers Gaîté », un nouvel écosystème de quelque 130 enseignes et services, réunis dans un ilot de bâtiments repensé pour préfigurer la ville de demain : boutiques, concept stores, restaurants, crèche, salle de sport, bibliothèque, parking… Chaque espace du Wojo Montparnasse rend hommage à une époque du quartier, dans laquelle il est possible de se téléporter selon ses envies, et le lieu est parsemé d’évocations issues du cinéma.

La prochaine étape ? Wojo, souhaite développer un concept d’établissement “mixed use” où l’hébergement et le coworking disposeront à 50/50 des espaces.

Salle de réunion "Explore the Garden" au Wojo Montparnasse  © Duchili

Hospitality : la mixité des usages dans l’immobilier

L’an dernier 59% d’entreprises étaient prêtes à passer au flex-office ou à l’intensifier et 47% souhaitaient en profiter pour rationaliser leur parc immobilier. Un preuve de plus qui démontre les profondes de nos modes de consommation.

C’est la raison pour laquelle Bouygues Immobilier imagine des Offres de logement dont la préoccupation est de mettre le client au centre des attentions et des intérêts. Olivier Durix, Directeur Général des Offres et Clients, est notamment intervenue lors de l’Hospitality ON Asset Forum à Paris pour parler de la mixité des usages dans le secteur de l’immobilier.

« A la Direction Générale des Offres et Clients, nous concevons des nouvelles offres de logements qui apporte plus d’importance au cadre de vie, à l’expérience afin de faire émerger de nouveaux modèles d’habiter et de travailler. Le tout en répondant aux nouveaux besoins et attentes, en personnalisant les offres, en les rendant plus flexibles compte tenu des parcours de vie de chacun et chacune. »

« Ainsi, demain, on peut par parfaitement imaginer que notre solution de Coliving s’intègre dans un coworking Wojo. »

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21/12/2022

Concevoir des lieux de vie passe également par le soutien à la création artistique contemporaine afin d’encourager l’accès à l’art pour tous. Pour les habitants et usagers de nos opérations cela permet de vivre l’art au quotidien, créer du lien social, embellir leur environnement et créer un bien artistique en commun. Tout récemment les 2 fresques du parcours artistique imaginé par Superposition, association de promotion des arts urbains, ont été recensées au sein de la charte 1 immeuble, 1 œuvre.

Confluences : fresque murale pérenne de 250m² signée Loraine Motti.


La fresque évoque un horizon montagneux sur lequel s’articulent des références architecturales, des références à la marche, à l’eau sous plusieurs états, au ciel et aux paysages vallonnés qui entourent Annemasse. Des personnages défilent de part et d’autre de la fresque, soulignant la diversité du paysage que le territoire offre à ses habitants.

Fresque murale signée Loraine Motti © Christelle Glemet

L'appel du voyage : fresque au sol éphémère de 50m² signée Bart Lanzini.


À travers ces formes qui s’entrecroisent autour d'une ligne verte, l’artiste met en valeur la richesse des mobilités et du cadre paysager qu’offrent l’écoquartier de l’Etoile. Cette œuvre vient embellir le parvis en apportant de la couleur aux trajets du quotidien.

fresque au sol éphémère signée Bart Lanzini © Christelle Glemet

Depuis 2021, nous avons rejoint le programme 1 Immeuble 1 Œuvre, lancé par le ministère de la Culture, réunissant des acteurs de l’immobilier et la Fédération des Promoteurs Immobiliers de France, dans une volonté de soutenir publiquement la création et de diffuser l’art et la culture au plus grand nombre. Pas loin de 40 œuvres d’art ont déjà été installées dans nos programmes partout en France !

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19/12/2022

« Mêden agan », « rien de trop ». Cette formule, inscrite au fronton du temple d’Apollon, à Delphes, est au cœur de la sagesse grecque ancienne. Par cette maxime, son auteur, Solon d’Athènes, invitait à faire une expérience que la modernité a cruellement oubliée : le sens de la mesure. Car aujourd’hui nous avons « tout de trop » — objets, vêtements, avions — et c’est justement ce « trop » que nous devons interroger à l’aune des crises que nous traversons.

Comme un réveil en sursaut avant la catastrophe, il nous faut changer notre manière d’opérer. Tandis que certains prônent la croissance verte, d’autres se tournent vers la décroissance ou encore la post-croissance. Appliqué au secteur immobilier, le défi est de taille : sortir des énergies fossiles, rénover, réduire les impacts sur le climat et la biodiversité, trouver un équilibre avec le vivant, augmenter le bien-être. Mais pour faire autrement, est-il suffisant de décarboner ? Ou faut-il, plus largement, renverser la table et faire ses adieux à la croissance ?

À l’occasion du SIMI, nous avons pu aborder, sans langue de bois, toutes ces questions en compagnie de l’économiste spécialiste de la décroissance et auteur de l’ouvrage Ralentir ou Périr, Timothée Parrique ainsi que Guillaume Carlier, Directeur de la Stratégie Climat de Bouygues Immobilier. De Patagonia en passant par l’habitat partagé Viennois, comment faire pour sortir de la croissance immobilière ?

La décroissance, un chiffon rouge ?

« Quand la maison brûle, on éteint sa série Netflix pour éteindre le feu. Aujourd’hui tout est en flammes et on continue de binger ». C’est à grand coup de punchlines que Timothée Parrique introduit son propos sur l’urgence à agir. Selon lui, une seule solution s’offre à nous : celle de la décroissance. Portée par un nouveau courant économique, elle subit encore pourtant un déficit de hype, associée aux quotas, restrictions, voire pour les plus audacieux, à la lampe à huile. Mais pour l’économiste, la décroissance est un impératif transitoire vers un régime plus sain dans une économie en « surpoids ». Pour Guillaume Carlier, nous serions plutôt dans un modèle « malade » qui appelle à changer de paradigme sans pour autant se diriger vers la décroissance. Mais alors, comment guérir ?

Un modèle à la Patagonia

À ce stade, vous aurez compris que la problématique du réchauffement climatique est une question d’indicateurs. Tant que nos boussoles n'indiquent pas le nord, tant que l’on pourra faire du profit sur l’effondrement du vivant, alors notre GPS nous mènera droit dans le mur. Pour Timothée Parrique, il est essentiel pour cela de sortir de la logique de profit : « le vrai modèle à suivre, c’est celui d’une grande entreprise comme Patagonia. » En octobre 2022, c’est en effet une histoire que l’on n’a pas l’habitude de lire dans les pages glacées des journaux économiques qui a fait la une du monde entier. Cette histoire, c’est celle d’Yvon Chouinard, alpiniste et fondateur de la marque Patagonia, qui a annoncé léguer toute son entreprise à l'ONG Holdfast Collective et au fonds Patagonia Purpose Trust. Le but ? Dédier l’intégralité des bénéfices de Patagonia à la lutte contre le dérèglement climatique. Avec l’exemple de Patagonia, c’est une question plus large qui se pose, celle de la gouvernance des entreprises et de son émancipation de l’impératif du profit.

Rénover, plutôt que construire

À l’échelle du logement, cela implique un vrai changement de boussole : « Pour continuer à marcher, nous devons nous appuyer sur deux jambes : une très musclée, la rénovation, et une plus petite, la construction ». Pour Guillaume Carlier, il va sans dire que le modèle d’affaires de Bouygues Immobilier devra s’adapter à cette nouvelle donne pour réorienter son activité vers la rénovation.

Au SIMI, c’est un même constat qui semble être partagé : la fin du modèle pavillonnaire au profit d’un habitat plus partagé. Une des illustrations concrètes de ce principe se trouve du côté de Vienne, en Autriche. C’est ici que depuis 2014, le Wohnprojekt propose une alternative au vivre ensemble avec l’un des exemples les plus aboutis d’habitat participatif en Europe. Dans ce bâtiment de bois, chacun des habitants possède son propre appartement mais partage l’ensemble des communs comme les voitures, vélos, un potager, une bibliothèque, une AMAP et même un sauna. Mis en lumière par le documentariste Cyril Dion dans sa série Un monde nouveau, le Wohnprojekt illustre très concrètement ce que pourrait représenter une sortie de la croissance immobilière au niveau de l’habitat urbain.

Fermer les activités polluantes, ouvrir des horizons désirables

Si l’horizon de la décroissance peut paraître surplombant, il s’illustre à la perfection au niveau microéconomique, avec le métier de redirectionniste. Il s’agit, concrètement, de personnes employées pour fermer des activités au sein des entreprises les plus polluantes. Pour Guillaume Carlier, « ce terme de redirection écologique fédère, contrairement à celui de la décroissance ». Comment alors faire en sorte de rassembler plutôt que de cliver pour embarquer le plus grand nombre ? C’est à ce niveau que la question des imaginaires joue un rôle crucial. C’est à ce niveau aussi que l’économiste Serge Latouche, père de la décroissance, semblait avoir trouvé les mots : « La ville décroissante, ce peut être la ville actuelle d’où auront été éliminées la publicité, les voitures et la grande distribution et où auront été introduits des jardins partagés, des pistes cyclables, une gestion en régie des biens communs (eau, services de base) et développé le cohabitat et les ateliers de quartier. »

 

Par Lauren Boudard, Cofondatrice de Climax